DOCTEURS ET INGÉNIEURS D'ÉTAT EN CHÔMAGE AU MAROC

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CHRONIQUE D'UN MATRAQUAGE INDEX |
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Le 10 février 2000, le Groupe des 314 observe une journée de protestation en organisant un sit-in devant les locaux du Ministère de l'emploi. Les manifestant-es sont soudain surpris-es par l'intervention musclée des forces de l'ordre qui avaient auparavant fait évacuer la place de tout véhicule afin de faciliter la dispersion de la manifestation. Le bilan de l'intervention se résume à 8 arrestations, 13 cas d'évanouissement, et 6 blessés graves qui seront transportés à l'urgence après une heure et demie d'attente à cause de l'interdiction d'utiliser le téléphone imposée par les autorités. Le soir même, le Groupe des 314 observe une série de manifestations devant le siège de l'Union Marocaine des Travailleurs (UMT) afin de réclamer la libération immédiates des détenus et dénoncer son indignation quant aux traitements agressifs et violents que les policiers adoptent à son égard. À neuf heure trente, les manifestant-es sont encerclé-es par la police, le ton monte, et à nouveau, la douce symphonie des coups de pieds et insultes se fait entendre. 2 autres personnes sont transportées à l'urgence. |
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| Le lendemain matin, le Groupe des 314 se
dirige vers la Wilaya de Rabat-Salé (préfecture) afin de s'encquérir du
dossier des 8 détenu-es. À nouveau, il est surpris par l'attaque des
"gardiens de la paix". Coups de matraques, piétinements et
injures causent de nouveaux blessés dont plusieurs fractures et une crise
cardiaque. La fête ne s'arrête pas là et les policiers entament la poursuite des manifestant-es à travers les rues de la ville. 4 autres personnes sont arrêtées, dont une femme enceinte et un homme qui s'en sortira avec le main fracturée. Le bilan total de l'intervention se soldera par 21 blessé-es graves dont 5 très graves: |
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| Fait intéressant, le jour de ces mêmes
évènements, deux autres manifestations ont eu lieu dans la ville de
Rabat, et ce, sans être inquiétés. Sommes-nous l'objet d'un traitement
préférentiel? Nous dénonçons vivement la politique d'exclusion et de
marginalisation adoptée par le gouvernement concernant les dipômé-es chômeur-euses.
Sans parler des atteintes graves à l'intégrité physique des
manifestants, un droit garanti par la Charte Universelle des Droits de
l'Humain. |
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| Nous lançons un appel à la solidarité et au soutien des milieux associatifs d'ici et d'ailleurs afin que cesse les agessions injustifiées à notre égard et pour le Gouvernement Marocain prennent enfin les responsabilités de tout état de droit se déclarant démocratique. | |||